

Big Apple, impossible de ne pas croiser un New-Yorkais habillé en Abercrombie ou des touristes avec un sac shopping de la marque à la main…
Un shop Abercrombie c’est un peu comme une super boîte de nuit. Plusieurs étages, un monde de malade déstabilisé par l’obscurité et un DJ survitaminé. Sans oublier les vendeurs, habillés par les séries limitées de la marque et soigneusement sélectionnés sur leur physique. Ils se déchainent sur la playlist ou au moins ont pour mission de nous en donner l’impression…
Autre pièce de cette machine de guerre : les diffuseurs de parfum maison, un pschit toutes les minutes, une fragrance unisexe à tendance masculine. On file d’un étage à un autre, les modèles exposés sur les mannequins ne correspondent jamais aux fringues étalées juste dessous, dans les rayons. Alors tout le monde tourne dans le même sens durant des plombes avant de mettre la main sur l’objet de tous les désirs. Le fait d’aller aux Etats-Unis pour acheter la marque la rend encore plus spéciale.
Abercrombie, c’est un produit actuel mais pas mode, qui a sa propre identité. Ce sont aussi une série de détails : la matière plus rigide qu’un polo classique, le lavage qui le rend confortable et inusable, les coloris justes, le logo bien positionné. Ce qui fait que l’on choisit un polo plutôt qu’un autre relèverait presque de l’inconscient !
Une imagerie de jeunes éphèbes musclés, des produits chers et difficiles à trouver hors des Etats-Unis, un marketing diabolique et une stratégie basée sur le manque. Mais pour combien de temps encore… Après son ouverture à Londres en 2007, Abercrombie continue son expansion. Des projets au Mexique, au Japon et puis sur les Champs-Elysées, mais les frontières de leur shop online restent ouvertes…