Le « beau monde » d’Andy Warhol

Difficile de trouver un point commun entre la famille impériale iranienne, Mao Zedong et Marylin Monroe. Et pourtant. Tous ont fait l’objet de portraits du maître de la pop art, Andy Warhol. Organisée 20 ans après la rétrospective du Museum of Modern Art de New York, « Le grand monde d’Andy Warhol », une exposition visible jusqu’au 13 juillet au Grand Palais à Paris, réunit 130 portraits majeurs de l’artiste.

Né à Pittsburgh, en Pennsylvanie, le 6 août 1928, Andrew Warhola, plus connu sous le nom d’Andy Warhol, devient l’un des pionniers du pop art. S’il devient célèbre grâce à son travail de peintre, l’artiste est également connu pour ses qualités de réalisateur, de producteur et d’auteur. C’est en 1963 qu’il réalise son premier portrait sur commande. Et entre 1972 et 1986, il réalise un millier de portraits, à une fréquence d’environ un par semaine.

Le tarif unique de 25 000 dollars attire la jet-set, les stars de cinéma, les artistes, les grands patrons et les mannequins. Les clients sont souvent issus du « grand monde », mais le peintre ne refuse aucune commande. L’exposition démarre par un autoportrait de l’artiste à 20 ans, les doigts dans le nez. On y découvre ou redécouvre Marylin, Liz Taylor, Mao les lèvres maquillées, Jackie Kennedy, mais aussi Lénine, Mona Lisa ou Caroline de Monaco. Une exposition à ne manquer sous aucun prétexte.