
A cause de la crise économique, de nombreux Américains retournent à leurs racines. A New York et dans toutes les grandes villes des Etats-Unis, ils sont de plus en plus nombreux à cultiver leurs propres légumes.
Jardiner était un mot presque péjoratif aux Etats-Unis, il y a encore quelques années. Aujourd’hui, une page se tourne. A New York, et dans toutes les grandes villes des USA, les potagers poussent comme des champignons. Retrouver la saveur d’une nourriture saine et faire des économies sont autant de raisons qui motivent ce retour des Américains à leurs racines.
Dans la ville qui ne dort jamais, certains habitants ont troqué le club de golf contre la pelle, la fourche et la bèche. Dans le Queens, à Staten Island et même à Brooklyn, on y dénombre de plus en plus de potagers individuels. Les jardins associatifs, qui regroupent des centaines de jardiniers amateurs, se développent à la même vitesse. Les usagers y cultivent des pommes de terre, de la salade, du thym ou encore des oignons. Les jardiniers amateurs réalisent chaque année des centaines de dollars d’économie. Et les sociétés de ventes de semence, elles, connaissent des taux de croissance à deux chiffres.
Dans un pays ou le diabète et l’obésité s’assimilent à un problème majeur de santé publique, les bienfaits de la nourriture biologique ne sont plus à démontrer. La first lady Michelle Obama est d’ailleurs la première à montrer l’exemple. Le 20 mars dernier à Washington devant toute la presse, elle a inauguré aux côtés d’écoliers le nouveau potager de la Maison Blanche.