
LOV, le nouveau film pour la collection automne hiver 2011-12 de Vanessa Bruno, réalisé par Stéphanie Di Giusto.
Après Lou Doillon, c’est l’apparition d’une nouvelle héroïne : Kate Bosworth. Son mystère, sa force. Une nouvelle idée de la féminité aussi, une vérité émouvante qui semble se réinventer à chaque regard, chaque mouvement, avec quelque chose de décidé et de pure. La nouvelle grâce en marche d’une démarche décidée, conquérante, la fragilité au poing.
Au début, un univers urbain presque futuriste où cette féminité se heurte aux angles, au vide, où les lignes se cherchent et où la poésie se trouve. Une danse surréaliste, folle et drôle qui donne un ton léger à cette ballade, à cette aventure dans ce qui est peut-être un paysage d’âme.
Puis le fil du récit se tend. On découvre une Kate plus sombre et intériorisée, une guerrière mystérieuse. Kate s’enfuie, effrayée par son double obscur, peut-être son image, peut-être sa soeur de rêve.
Des chevaux blancs emballent la musique, libèrent son animalité et la pureté impatiente de son énergie, de sa conquête.
L’ivresse d’un envol, d’une grâce libérée du sol, de la réalité. Un vertige. Kate au sommet d’un arbre de vie s’offre à un soleil réconciliateur, à l’extase sensuelle d’une fuite vers l’essentiel, au fil d’une eau et d’un reflet.
En fait, une histoire d’amour.