

En obra, Bogotá. “Me quedo en arte en movimiento”. Un voyage à travers les arts dans une ambiance conviviale, drôle et inattendue.
Une odeur à peinture allèche le spectateur vers l’extérieur. Le mur devient un étrange tableau urbain et la musique électronique invite au voyage entre les disciplines. Shut shut ! Une légende urbaine à l’écran: juste le retour d’une morte vivante mouillée tout près du cimetière central. Puis la poésie s’emmêle, y todo bajo control… dos màs! Une gorgée d’eau plus tard, les vers reprennent leur course, comme sortis de la boîte de Pandore ou du Cheval de Troie. Des chuchotements, les pages se tournent, il y a comme une odeur de viande grillée. Sourires, applaudissements. John Galán Casanova !
Interloqué, le public prend subitement place dans cette fête. Une poétesse d’un soir prend la main et laisse s’échapper un récit épique, magistral. C’est la fête des arts ! Il faut manger, il faut boire, place à la musique. La scène. Lumière jaune et rouge, une diva, et une plume en équilibre sont suffisants pour insuffler un bel instant de poésie. Les notes d’un accordéon, laisseront place aux corps endiablés au rythme de la salsa. Ça tourne, ça danse, et hop ! Un tour de talons aiguilles plus tard le public est sur scène à nouveau. Echange de partenaires, figures spectaculaires, la salle est en extase. Des bières, des percussions, un chapeau noir, une voix enrobe les notes de la guitare. ! Las palmas, y yo no quiero fin de semana! Le public s’enflamme, Leo Carrasco et puis, une odeur de calamar ? Tous les arts, tous les mardis. Ah ! Les échanges culturels…